Problématique de l’eau en France aujourd’hui

La problématique de l’eau en France

Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces poisons qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais une trentaine de résidus médicamenteux :

1 / Du poison dans l’eau du robinet !

Un documentaire réalisé par Sophie Le Gall

Produit par Ligne de Mire, sur France 3, avec la participation de France Télévisions

Sophie Le Gall, la réalisatrice, a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination de l’eau et interpeller les autorités…Pesticides, nitrates, aluminium, radon, médicaments… L’eau du robinet en France est chargée d’agents polluants et l’état ne semble pas se soucier de cette réalité. Dans ce documentaire, vous allez voir à quel point l’eau que boivent les gens au robinet est chargée en agents polluants ou radioactifs plus ou moins nocifs pour la santé.

Pesticides, nitrates, aluminium, radon, médicaments… L’eau du robinet en France est chargée d’agents polluants et l’état ne semble pas se soucier de cette réalité. Dans ce documentaire, vous allez voir à quel point l’eau que boivent les gens au robinet est chargée en agents polluants ou radioactifs plus ou moins nocifs pour la santé.

Présenté par Marie Drucker

C’est un danger invisible qui menace les foyers, une menace pour la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Les citoyens l’ignorent, l’eau potable qui coule de leurs robinets est souvent contaminée.

Munie d’une valise multimédia équipée d’éprouvettes, Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités.

Dans le Centre, en Normandie ou en Charente, elle regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui peuvent provoquer des cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui permettent de distribuer une eau impropre à la consommation.

Dans des villages d’Auvergne ou à Saint Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui peut déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par les scientifiques

mais la réglementation ignore les dangers de ce neurotoxique. Elle fait aussi l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif qui contamine l’eau potable dans le Limousin.

2 / L’eau que nous buvons est-elle potable ?

France Culture
Emission Science publique par Michel Alberganti

La question peut paraître saugrenue. A l’évidence, la facture que nous réglons à notre fournisseur d’eau, tel qu’un syndicat intercommunal d’addiction d’eau potable, concerne bien de l’eau… potable. C’est-à-dire propre à la consommation humaine. D’où la surprise de certains d’entre vous qui, comme moi, ont reçu, avec leur facture, une page intitulée « quelle eau buvons-nous ? » et signée par l’Agence régionale de santé, l’ARS. Cette page indique en conclusion, dans mon cas, que, je cite, « l’eau de votre réseau est toujours déclarée non conforme en vue de la consommation humaine », fin de citation. En cause, une teneur moyenne en arsenic ce 11 microgrammes par litre supérieure à la valeur limite admissible de 10 microgrammes par litre. Ainsi donc, l’eau qui coule de mon robinet n’est pas potable…

De quoi être saisi d’une certaine surprise. D’autant que l’eau ainsi distribuée reste au prix de l’eau potable. Il est seulement impossible de la boire ou de l’utiliser pour faire de la soupe, des pâtes ou de la purée. En fait, ce n’est simplement pas de chance. Selon le ministère de l’écologie, 96,8% de la population française est alimentée avec une eau conforme en permanence aux normes de qualité. Vraiment pas de chance, donc.

Néanmoins, lorsque l’eau est déclarée conforme, cela ne signifie pas qu’elle est exempte de molécules plus ou moins indésirables. Ainsi, l’enquête réalisée en avril 2013 par le magazine 60 millions de consommateurs en partenariat avec l’association France Libertés, montre que huit sur dix des prélèvements réalisés contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées. L’eau en bouteille, beaucoup plus chère, n’est pas, pour autant d’une pureté sans tâche. Sur les 47 échantillons analysés par 60 millions de consommateurs, 10 présentaient des contaminations.

Comment se fait-il que, malgré les traitements destinés à la rendre potable, l’eau du robinet puisse se retrouver impropre à la consommation humaine ?

Quel est le circuit des molécules de contaminants provenant de pesticides ou de médicaments que l’on retrouve dans les eaux du robinet et dans certaines bouteilles ?

Comment fonctionnent le millier de dérogations accordées par les préfets à plus de 400 communes en France afin qu’elles puissent distribuer de l’eau dépassant les seuils limites en nitrates, arsenic, atrazine, glyphosate et autres polluants ?

Pourquoi l’eau est-elle potable dans certains départements alors que dans d’autres elle ne l’est pas ?

L’information du public sur la qualité de l’eau du robinet ou en bouteille est-elle suffisante ?

3 / Qualité de l’eau, à qui faire confiance ?

Des traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein, ont été décelés dans environ une bouteille d’eau sur cinq, et sur 8 sur 10 prélèvements d’eau du robinet, révèle une étude de 60 millions de consommateurs et de la Fondation France Libertés (avril 2013)…

Qualité de l’eau, à qui faire confiance ?

L’enquête  «ne met absolument pas en cause l’honnêteté des embouteilleurs», mais interroge la contamination de l’environnement par les pratiques humaines, ajoute-t-il. «Il y a inquiétude sur la qualité de la ressource globale», résume M. Laurenceau, qui appelle, avec France Libertés, à «la remise à plat des normes de qualité» prenant en compte les nouveaux polluants. «Sur l’ensemble des marques, il y a un problème, poursuit M. Laurenceau. «Les embouteilleurs sont extrêmement prudents mais ça interpelle de voir qu’il peut y avoir (des micropolluants), même si c’est infinitésimal, qui ne devraient pas être là».

L’analyse a porté sur 47 bouteilles d’eau, trois bonbonnes d’eau, et une dizaine d’échantillons d’eau du robinet prélevés dans trois départements.Sur les bouteilles d’eau étudiées — portant sur l’ensemble du marché –, 37 ne présentaient aucune trace des 85 molécules recherchées. Dix en revanche contenaient des résidus de médicaments et pesticides.

Hormones de synthèse et vasodilatateurs

«La grande surprise», écrit 60 millions de consommateurs, est la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans la Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand (Du Clos de l’abbaye) et Carrefour Discount (Céline Cristaline). «La teneur est infime», mais c’est «suffisant pour qu’on s’interroge sur la pureté originelle imposée par la règlementation des eaux minérales», souligne le magazine, qui précise avoir procédé deux fois à l’analyse des échantillons après contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée accusée de produire de «faux positifs». «La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d’en expliquer l’origine», écrit 60 millions de consommateurs. «L’affaire est suffisamment sérieuse pour qu’on lance des analyses à plus grande échelle», estime M. Laurenceau.

Du Buflomédil et du Naftidrofuryl, des vasodilitateurs, ont été également détectés dans l’Hepar, pour le premier, et dans la Saint Armand pour le second. Par ailleurs, des traces d’Atrazine et d’Hydroxyatrazine, des désherbants pourtant interdits en 2001 mais très persistants, ont été trouvées dans la Vittel (Grande source), la Volvic (Clairvic), la Cora (Saint-Pierre), et la Cristaline (Louise).

L’eau du robinet également concernée

Et l’eau du robinet ? Sur 10 prélèvements, huit contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées, principalement des pesticides mais aussi des résidus de médicaments dont, à nouveau, du tamoxifène décelé notamment en milieu urbain (Rennes et Limoges). Enfin, sur les trois bonbonnes, des traces de Diéthylphtalate ont été trouvés dans l’Obio, et de Bisphénol A, d’Atrazine et de retardateur de flamme dans la Culligan Val-de-Marne. «Si tous les micropolluants sont ici présents en très faibles teneurs, leur variété interroge sur les potentiels effets cocktail», souligne 60 millions de consommateurs.

Le magazine et France Libertés, qui ont lancé en 2011 l’Opération transparence sur l’eau, ont publié en mars une carte de la qualité de l’eau potable en France, montrant que les seuils limites en polluants étaient dépassés dans près de 420 communes grâce à des dérogations, sans risque sanitaire immédiat.

>> Lecture conseillée : « Quelle sorte d’eau devrions nous boire ? » d’après le célèbre Dr H Shinya

La problématique de l’eau en France

Depuis quelques années, des citoyens et des scientifiques isolés tirent la sonnette d’alarme sur ces poisons qui coulent de nos robinets. Partout en France, l’eau potable charrie désormais une trentaine de résidus médicamenteux :

1 / Du poison dans l’eau du robinet !

Un documentaire réalisé par Sophie Le Gall

Produit par Ligne de Mire, sur France 3, avec la participation de France Télévisions

Sophie Le Gall, la réalisatrice, a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination de l’eau et interpeller les autorités…Pesticides, nitrates, aluminium, radon, médicaments… L’eau du robinet en France est chargée d’agents polluants et l’état ne semble pas se soucier de cette réalité. Dans ce documentaire, vous allez voir à quel point l’eau que boivent les gens au robinet est chargée en agents polluants ou radioactifs plus ou moins nocifs pour la santé.

Pesticides, nitrates, aluminium, radon, médicaments… L’eau du robinet en France est chargée d’agents polluants et l’état ne semble pas se soucier de cette réalité. Dans ce documentaire, vous allez voir à quel point l’eau que boivent les gens au robinet est chargée en agents polluants ou radioactifs plus ou moins nocifs pour la santé.

Présenté par Marie Drucker

C’est un danger invisible qui menace les foyers, une menace pour la santé des Français, des plus jeunes aux plus âgés. Les citoyens l’ignorent, l’eau potable qui coule de leurs robinets est souvent contaminée.

Munie d’une valise multimédia équipée d’éprouvettes, Sophie Le Gall, la réalisatrice de ce documentaire d’investigation a parcouru la France pour recueillir les preuves de la contamination et interpeller les autorités.

Dans le Centre, en Normandie ou en Charente, elle regorge de pesticides ou de nitrates, ces traitements chimiques qui peuvent provoquer des cancers. Les autorités le savent mais elles délivrent régulièrement des dérogations qui permettent de distribuer une eau impropre à la consommation.

Dans des villages d’Auvergne ou à Saint Etienne, les habitants boivent une eau blanchie avec de la poudre d’aluminium qui peut déclencher la maladie d’Alzheimer. Les doses dépassent largement le seuil de risque fixé par les scientifiques

mais la réglementation ignore les dangers de ce neurotoxique. Elle fait aussi l’impasse sur le radon, ce gaz hautement radioactif qui contamine l’eau potable dans le Limousin.

2 / L’eau que nous buvons est-elle potable ?

France Culture
Emission Science publique par Michel Alberganti

La question peut paraître saugrenue. A l’évidence, la facture que nous réglons à notre fournisseur d’eau, tel qu’un syndicat intercommunal d’addiction d’eau potable, concerne bien de l’eau… potable. C’est-à-dire propre à la consommation humaine. D’où la surprise de certains d’entre vous qui, comme moi, ont reçu, avec leur facture, une page intitulée « quelle eau buvons-nous ? » et signée par l’Agence régionale de santé, l’ARS. Cette page indique en conclusion, dans mon cas, que, je cite, « l’eau de votre réseau est toujours déclarée non conforme en vue de la consommation humaine », fin de citation. En cause, une teneur moyenne en arsenic ce 11 microgrammes par litre supérieure à la valeur limite admissible de 10 microgrammes par litre. Ainsi donc, l’eau qui coule de mon robinet n’est pas potable…

De quoi être saisi d’une certaine surprise. D’autant que l’eau ainsi distribuée reste au prix de l’eau potable. Il est seulement impossible de la boire ou de l’utiliser pour faire de la soupe, des pâtes ou de la purée. En fait, ce n’est simplement pas de chance. Selon le ministère de l’écologie, 96,8% de la population française est alimentée avec une eau conforme en permanence aux normes de qualité. Vraiment pas de chance, donc.

Néanmoins, lorsque l’eau est déclarée conforme, cela ne signifie pas qu’elle est exempte de molécules plus ou moins indésirables. Ainsi, l’enquête réalisée en avril 2013 par le magazine 60 millions de consommateurs en partenariat avec l’association France Libertés, montre que huit sur dix des prélèvements réalisés contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées. L’eau en bouteille, beaucoup plus chère, n’est pas, pour autant d’une pureté sans tâche. Sur les 47 échantillons analysés par 60 millions de consommateurs, 10 présentaient des contaminations.

Comment se fait-il que, malgré les traitements destinés à la rendre potable, l’eau du robinet puisse se retrouver impropre à la consommation humaine ?

Quel est le circuit des molécules de contaminants provenant de pesticides ou de médicaments que l’on retrouve dans les eaux du robinet et dans certaines bouteilles ?

Comment fonctionnent le millier de dérogations accordées par les préfets à plus de 400 communes en France afin qu’elles puissent distribuer de l’eau dépassant les seuils limites en nitrates, arsenic, atrazine, glyphosate et autres polluants ?

Pourquoi l’eau est-elle potable dans certains départements alors que dans d’autres elle ne l’est pas ?

L’information du public sur la qualité de l’eau du robinet ou en bouteille est-elle suffisante ?

3 / Qualité de l’eau, à qui faire confiance ?

Des traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein, ont été décelés dans environ une bouteille d’eau sur cinq, et sur 8 sur 10 prélèvements d’eau du robinet, révèle une étude de 60 millions de consommateurs et de la Fondation France Libertés (avril 2013)…

Qualité de l’eau, à qui faire confiance ?

L’enquête  «ne met absolument pas en cause l’honnêteté des embouteilleurs», mais interroge la contamination de l’environnement par les pratiques humaines, ajoute-t-il. «Il y a inquiétude sur la qualité de la ressource globale», résume M. Laurenceau, qui appelle, avec France Libertés, à «la remise à plat des normes de qualité» prenant en compte les nouveaux polluants. «Sur l’ensemble des marques, il y a un problème, poursuit M. Laurenceau. «Les embouteilleurs sont extrêmement prudents mais ça interpelle de voir qu’il peut y avoir (des micropolluants), même si c’est infinitésimal, qui ne devraient pas être là».

L’analyse a porté sur 47 bouteilles d’eau, trois bonbonnes d’eau, et une dizaine d’échantillons d’eau du robinet prélevés dans trois départements.Sur les bouteilles d’eau étudiées — portant sur l’ensemble du marché –, 37 ne présentaient aucune trace des 85 molécules recherchées. Dix en revanche contenaient des résidus de médicaments et pesticides.

Hormones de synthèse et vasodilatateurs

«La grande surprise», écrit 60 millions de consommateurs, est la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans la Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand (Du Clos de l’abbaye) et Carrefour Discount (Céline Cristaline). «La teneur est infime», mais c’est «suffisant pour qu’on s’interroge sur la pureté originelle imposée par la règlementation des eaux minérales», souligne le magazine, qui précise avoir procédé deux fois à l’analyse des échantillons après contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée accusée de produire de «faux positifs». «La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d’en expliquer l’origine», écrit 60 millions de consommateurs. «L’affaire est suffisamment sérieuse pour qu’on lance des analyses à plus grande échelle», estime M. Laurenceau.

Du Buflomédil et du Naftidrofuryl, des vasodilitateurs, ont été également détectés dans l’Hepar, pour le premier, et dans la Saint Armand pour le second. Par ailleurs, des traces d’Atrazine et d’Hydroxyatrazine, des désherbants pourtant interdits en 2001 mais très persistants, ont été trouvées dans la Vittel (Grande source), la Volvic (Clairvic), la Cora (Saint-Pierre), et la Cristaline (Louise).

L’eau du robinet également concernée

Et l’eau du robinet ? Sur 10 prélèvements, huit contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées, principalement des pesticides mais aussi des résidus de médicaments dont, à nouveau, du tamoxifène décelé notamment en milieu urbain (Rennes et Limoges). Enfin, sur les trois bonbonnes, des traces de Diéthylphtalate ont été trouvés dans l’Obio, et de Bisphénol A, d’Atrazine et de retardateur de flamme dans la Culligan Val-de-Marne. «Si tous les micropolluants sont ici présents en très faibles teneurs, leur variété interroge sur les potentiels effets cocktail», souligne 60 millions de consommateurs.

Le magazine et France Libertés, qui ont lancé en 2011 l’Opération transparence sur l’eau, ont publié en mars une carte de la qualité de l’eau potable en France, montrant que les seuils limites en polluants étaient dépassés dans près de 420 communes grâce à des dérogations, sans risque sanitaire immédiat.

>> Lecture conseillée : « Quelle sorte d’eau devrions nous boire ? » d’après le célèbre Dr H Shinya

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