Pollution de l'eau

On l’oublie souvent mais l’eau est non seulement un nutriment, au même titre que les protéines, lipides ou glucides, mais aussi le nutriment le plus important. Plusieurs études montrent que, selon la qualité et/ou la quantité que l’on ingère, cela peut aussi bien favoriser l’apparition de certaines maladies qu’en guérir d’autres

Nous allons donc faire le point sur les liens existants entre l’eau et la santé. 

Normalement, notre consommation d’eau est auto-régulée : dès que notre organisme commence à manquer d’eau, notre cerveau envoie le signal de la soif. Dans nos pays où l’eau est accessible partout, on ne devrait donc jamais en manquer. 

Toutefois, nous n’écoutons que rarement ce signal de la soif et nous buvons souvent trop tard, ce qui a des conséquences sur notre santé et notre bien-être. Il y a aussi certains médicaments qui perturbent ce ressenti de la soif (médicaments utilisés en psychiatrie notamment) ainsi que l’âge.

Si on attend trop pour boire, voici ce qui se passe

● Apparition de la fatigue, baisse de la concentration et de la mémoire 1 

● Baisse de l’humeur 2 et maux de tête ou migraine 3 

La tension artérielle chute (cela peut se manifester par la tête qui tourne quand on se relève) 4 

● Chez les personnes fragiles sur le plan cardiaque, un manque d’eau peut favoriser l’apparition d’une crise cardiaque 5 

 

Mais quelle eau boire ?

Voici comment faire la distinction entre les trois types d’eaux potables disponibles en France :

1. L’eau de source n’est évidemment pas l’idéal.

Il s’agit d’une eau fournie par une ou plusieurs sources souterraines. Elle est rarement mise en bouteille telle quelle et subit souvent des traitements pour éliminer certains composés en excès (fer par exemple). On y ajoute aussi parfois du gaz carbonique (eau gazeuse). Une eau de source peut contenir tout un tas de substances indésirables, à condition que les concentrations soient « conformes à la réglementation » ; ce qui n’est évidemment pas idéal.

2. L’eau minérale naturelle

Elle provient de gisements souterrains. Elle est théoriquement d’une pureté supérieure à l’eau de source et contient des caractéristiques précises en termes de concentration en minéraux ou oligo-éléments.

3. L’eau du robinet : il n’y a point de salut !

Peut-on la boire sans crainte pour sa santé?  Quelques éléments de réponse.

Elle provient de sources, de nappes souterraines ou de rivières. Cette eau est toujours traitée car elle n’est jamais potable au départ. Sa concentration en polluants est normalement réglementée (nitrate, plomb, arsenic, cyanure, hydrocarbures, pesticides, etc.).

Tout d’abord, que se passe-t-il si les niveaux de pollution de l’eau du robinet sont dépassés ? Rien. La mairie est informée.
Mais il appartient aux citoyens d’aller s’informer en mairie. Il faut donc théoriquement le faire tous les mois pour être certain que la qualité de l’eau n’a pas changée. Pire, dans certains cas où la qualité de l’eau est trop mauvaise (c’est-à-dire qu’elle dépasse les normes françaises et européennes), les préfets peuvent accorder des dérogations pour continuer à distribuer l’eau dans les communes. Les habitants ne sont pas automatiquement informés. Ce phénomène avait été pointé du doigt par l’association 60 millions de consommateurs et la Fondation Danielle Mitterrand-France Libertés qui révélaient début 2013 que l’eau du robinet qui coule dans près de 420 communes françaises dépasse les seuils limites en polluants comme les nitrates ou l’arsenic grâce à des dérogations. 

Voici l’évolution de la qualité des cours d’eau en France. 93 % des cours d’eau sont trop pollués aujourd’hui : 4 

Globalement, l’eau du robinet disponible dans les grandes villes est de meilleure qualité que dans les campagnes où on retrouve souvent des niveaux de plomb ou de pesticides très supérieurs aux valeurs autorisées. Mais même en ville, on retrouve certains problèmes sérieux : 

● L’eau du robinet est souvent traitée avec des produits à base de chlore qui donnent naissance à des sous-produits de désinfection tels que les trihalométhanes qui sont soupçonnées de favoriser certains cancers, en particulier le cancer de la vessie. De plus, pour protéger le réseau d’eau d’une attaque bio-terroriste, la France a augmenté le seuil maximal de chloration de l’eau : il est passé de 0,1 mg/L à 0,3 mg/ L en 2009. 

● Les teneurs en nitrates sont souvent trop élevés. L’ion nitrate est la forme stable de l’azote, formé par l’association d’un atome d’azote avec trois atomes d’oxygène. Une fois ingéré, il peut être réduit en nitrite par les bactéries présentes dans le corps, en particulier dans la bouche, mais aussi l’intestin grêle et le côlon. À partir de 25 mg/L, les nouveau-nés peuvent manquer d’oxygène parce que les nitrites issus des nitrates oxydent le fer ferreux (Fe2+) de l’hémoglobine des globules rouges en fer ferrique (Fe3+). La méthémoglobine qui en résulte est incapable de fixer l’oxygène. C’est pourquoi chez les jeunes enfants la question ne se pose pas et on recommande systématiquement de l’eau en bouteille adaptée (Évian, Volvic par exemple). Chez l’adulte, l’ingestion de nitrates peut former des nitrosamines dans l’estomac qui augmentent les risques de cancers de l’oesophage, de l’estomac6, du côlon, du rein, des ovaires ou de l’utérus7,

Quant aux problématiques de l’eau à la campagne (pesticides et métaux lourds), ils sont très clairs : 

● Augmentation du risque de divers cancers par les métaux lourds 

● Augmentation du risque de maladie de Parkinson et de problèmes neurodégénératifs avec les résidus de pesticides qui s’ajoutent d’ailleurs à ceux retrouvés dans l’alimentation. 

À cela s’ajoute le problème du goût de l’eau de ville, souvent mauvais ; surtout par rapport à une eau minérale en bouteilles. 6 

Dès lors, que penser des carafes filtrantes de type Brita ? Ces dernières ne possèdent qu’un filtre qui retient majoritairement le chlore et de petites quantités de métaux lourds, mais sont sans effet sur tous les autres polluants. De plus, si le filtre n’est pas changé très souvent, les polluants retenus peuvent se libérer à nouveau progressivement dans l’eau. 

Qu’en est-il de l’eau en bouteille ? 

De son côté, l’eau en bouteille, qu’elle provienne d’une source ou qu’elle soit “minérale naturelle”, a l’avantage d’être moins polluée. Mais d’un autre côté, elle coûte cher et se présente dans des bouteilles en plastique. Le plastique utilisé pour fabriquer les bouteilles d’eau est du polyéthylène téréphtalate (PET). Ce dernier est très résistant, ne libère absolument aucun produit chimique dans l’eau si on en croit les experts toxicologues, sauf dans le cas où on expose la bouteille à la chaleur ou au soleil9. Le PET est aussi recyclable. Mais il n’en reste pas moins que le PET est un plastique fabriqué à partir du pétrole. 

L’eau en bouteille serait donc une solution bonne pour la santé mais n’est ni économique ni écologique. 

Les minéraux présents dans l’eau (7 )

En ce qui concerne les minéraux présents dans l’eau, on entend parfois que ces derniers ne sont pas absorbés; mais toutes les études montrent le contraire. L’absorption n’est pas aussi élevée qu’avec les minéraux contenus dans les aliments mais elle n’est pas nulle 10, 11, 12. Toutefois, la partie non absorbée de ces minéraux provoque souvent des troubles digestifs comme la diarrhée (Contrex, Hépar). Cet effet secondaire est souvent utilisé par les personnes victimes de constipation chronique. 

Le fait que ces minéraux soient absorbés pose aussi problème avec les eaux riches en calcium car l’effet est le même que de prendre un complément alimentaire de calcium (plus de calculs rénaux, plus de maladies cardiaques, etc.). 

En 2000, des chercheurs Français qui avaient suivi 3 700 volontaires pendant plus de 8 ans ont mis en évidence que les personnes dont l’eau de boisson contient plus de 0,1 mg d’aluminium par litre ont deux fois plus de risques de développer la maladie d’Alzheimer. Cette étude montrait aussi que lorsque la concentration de silice est supérieure à 11,25 mg/L, le risque d’Alzheimer est réduit de 27 %13

Les eaux minérales peu minéralisées et gazeuses 

Les eaux minérales peu minéralisées sont donc plus intéressantes : Evian, Volvic, Thonon, Valvert, Mont Rouscous. À noter aussi que ces eaux sont les seules à pouvoir être utilisées par les jeunes enfants. D’une part, car leur teneur en nitrates est très faible et d’autre part car les reins des nourrissons ne sont pas assez matures pour traiter de grandes quantités de minéraux. 

Concernant les eaux minérales gazeuses, leur intérêt est surtout lié à leur teneur en bicarbonate, un ion basifiant. Elles sont donc toutes indiquées pour maintenir l’équilibre acido-basique, en particulier pour les sportifs qui sont en période régime ou en cas d’ostéoporose. L’apport de bases supplémentaires facilite la conservation de la masse musculaire et osseuse. Mais attention, parmi les eaux minérales riches en bicarbonate, plusieurs sont très riches en fluor, un oligo- élément qui s’accumule et qui est toxique en excès. On écartera donc les eaux St Yorre et Vichy Célestin qui contiennent trois à quatre fois plus de fluor que la dose journalière supposément bénéfique. Le meilleur choix pour obtenir un effet basifiant est l’eau de Badoit. Pour finir, il est bon de savoir que toutes les eaux minérales gazeuses ne sont pas riches en bicarbonate : les eaux de Perrier, Salvetat ou San Pellegrino en sont par exemple quasi dépourvues et ne sont donc presque pas basifiantes. 

Sur la question du choix des eaux minérales, on trouve toutes sortes d’informations contradictoires et parfois dénuées de toute validation ou même logique scientifique. Certains articles incitent par exemple à la prudence en ce qui concerne le pH des eaux. En réalité, le pH d’une eau ou d’un aliment n’a que peu d’importance : ce qui compte est son effet dans notre organisme, basifiant ou acidifiant ; une information qui nous est donnée par l’indice PRAL. Cette mesure scientifique révèle que toutes les eaux sont basifiantes dans l’organisme, indépendamment de leur pH, à l’exception de l’eau de San Pellegrino, Wattwiller, Contrex, Taillefine, Hépar, Gourmayeur. 

REMARQUE DE LA REDACTION :

Cet article résume le niveau de connaissance scientifique majoritaire dont nous disposons officiellement aujourd’hui en Europe.

Mais il ne tient pas encore compte des récentes découvertes sur l’eau ionisée, alcaline, hydrogénée, issue du processus d’electrolyse.

Allez plus loin avec l’enquête de « 60 Millions de Consommateurs« 


Sources :

1 Pross N, Demazières A, Girard N, Barnouin R, Santoro F, Chevillotte E, Klein A, Le Bellego L. Influence of progressive fluid restriction on mood and physiological markers of dehydration in women. Br J Nutr. 2013 Jan 28;109(2):313-21. 

2 Armstrong LE, Ganio MS, Casa DJ, Lee EC, McDermott BP, Klau JF, Jimenez L, Le Bellego L, Chevillotte E, Lieberman HR. Mild dehydration affects mood in healthy young women. J Nutr. 2012 Feb;142(2):382-8. 

3 Spigt M, Weerkamp N, Troost J, van Schayck CP, Knottnerus JA. A randomized trial on the effects of regular water intake in patients with recurrent headaches. Fam Pract. 2012 Aug;29(4):370-5. 

4 Schroeder C, Bush VE, Norcliffe LJ, Luft FC, Tank J, Jordan J, Hainsworth R. Water drinking acutely improves orthostatic tolerance in healthy subjects. Circulation. 2002 Nov 26;106(22):2806-11. 

5 Chan J, Knutsen SF, Blix GG, Lee JW, Fraser GE. Water, other fluids, and fatal coronary heart disease: the Adventist Health Study. Am J Epidemiol. 2002 May 1;155(9):827-33. 

6 Ward MH : Workgroup Report: Drinking-Water Nitrate and Health—Recent Findings and Research Needs. Environ Health Perspect. 2005, 113(11): 1 607–1 614. 

7 Ward MH, deKok TM, Levallois P, Brender J, Gulis G, Nolan BT, VanDerslice J; International Society for Environmental Epidemiology. Workgroup report: Drinking-water nitrate and health–recent findings and research needs. Environ Health Perspect. 2005 Nov;113(11):1607-14. 

8 Weyer PJ, Cerhan JR, Kross BC, Hallberg GR, Kantamneni J, Breuer G, Jones MP, Zheng W, Lynch CF. Municipal drinking water nitrate level and cancer risk in older women: the Iowa Women’s Health Study. Epidemiology. 2001 May;12(3):327-38. 

9 Bach C, Dauchy X, Severin I, Munoz JF, Etienne S, Chagnon MC. Effect of sunlight exposure on the release of intentionally and/or non-intentionally added substances from polyethylene terephthalate (PET) bottles into water: chemical analysis and in vitro toxicity. Food Chem. 2014 Nov 1;162:63-71. 

10 Verhas M, de la Gueronniere V, Grognet JM, Paternot J, Hermanne A, Van den Winkel P, Gheldof R, Martin P, Fantino M, Rayssiguier Y. Magnesium bioavailability from mineral water. A study in adult men. Eur J Clin Nutr. 2002 May;56(5):442-7. 

11 C Coudray, M Rambeau, C Feillet-Coudray, E Gueux, JC Tressol, A Mazur, Y Rayssiguier. Study of magnesium bioavailability from ten organic and inorganic Mg salts in Mg-depleted rats using a stable isotope approach. Magnesium Research. Volume 18, Numéro 4, 215-23, december 2005. 

12 Morris ME, LeRoy S, Sutton SC. Absorption of magnesium from orally administered magnesium sulfate in man. J Toxicol Clin Toxicol. 1987;25(5):371-82. 

13 Rondeau V, Commenges D, Jacqmin-Gadda H, Dartigues JF : Relation between aluminum concentrations in drinking water and Alzheimer’s disease: an 8-year follow-up study. Am J Epidemiol 2000 Jul 1;152(1):59-66 


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